Grèce : géographie physique

Grèce
Grèce

La Grèce s'étend sur près d'un millier de kilomètres du nord au sud, entre les 42e et 34e degrés de latitude N., et sur environ 500 km d'ouest en est, entre la Méditerranée occidentale et la Méditerranée orientale. Solidement rattachée, au nord, au corps de la péninsule balkanique, elle s'émiette, vers le sud, en une série de massifs montagneux (2 917 m à l'Olympe) et de plaines aux dimensions réduites, en une péninsule, le Péloponnèse, ainsi qu'en plusieurs archipels dispersés dans les mers qui la bordent : îles Ioniennes en mer Ionienne, Sporades, Cyclades et Dodécanèse en mer Égée. La plus vaste des îles grecques, la Crète, domine au sud la mer de Libye.
Le climat est méditerranéen dans le Sud, dans les îles et sur l'ensemble du littoral, mais il se dégrade vers le nord, où les hivers peuvent être rudes.
La Grèce est l'un des pays d'Europe où les côtes sont le plus développées : on compte 1 km de côte pour une superficie de 51 km2 seulement (contre 110 km2 en France). En dehors de la Macédoine occidentale, aucun point du territoire n'est à plus de 60 km du littoral.

1. La tectonique

La Grèce appartient à la zone alpine, dont l'histoire est celle de la disparition, entre les plaques lithosphériques d'Europe et d'Asie, d'un océan ancestral (Théthys) dont les témoins sont les restes d'une croûte ophiolitique (Smólikas) et de sédiments pélagiques (Parnasse) réintégrés dans les montagnes plissées du système dinarique (Hellénides). La configuration de l'arc hellénique résulte des tensions entretenues par la subduction encore actuelle de la plaque Afrique sous l'Europe : elle est soulignée en avant, au large de la Crète et de Cythère, par les plis ioniens et pindiques N.-O.-S.-E., ployés à l'est et au nord-est à partir de la Crète, et par les fronts volcaniques concentriques de l'Égée (Santorin, Chio) ; en arrière, la mer Égée est une zone de distension active depuis le miocène (séismes). Cette tectonique explique la zonation structurale : domaine occidental externe à plis nets (voûtes calcaires, sillons argilo-gréseux) ; domaine oriental interne à trame plissée, moins perceptible du fait d'une métamorphisation, brouillée ensuite par l'individualisation de bassins d'effondrement néogènes et plio-quaternaires (plaine de Macédoine et Thessalie, mer Égée, fossé de Laconie, golfe de Corinthe, etc.), limités par des escarpements de faille jeunes responsables de hauts reliefs (Olympe).

Les données physiques de la Grèce

Les données physiques

Superficie

132 000 km2

Point culminant

Mont Olympe, 2 911 m

Longueur des côtes

15 020 km

Frontières continentales

1 170 km

Superficie des îles

25 166 km2

Dont îles inhabitées

257 km2

2. Les principales zones du relief

La complexité de la structure géologique de la Grèce s'accompagne d'un grand morcellement du relief. Plusieurs zones apparaissent.

Les principaux sommets de Grèce

Les principaux sommets de Grèce

Sommet

Chaîne ou massif

Altitude

Olympe

Massif de l'Olympe

2 917 m

Smolikas

Monts du Pinde

2 637 m

Mont Parnasse

Mont Parnasse

2 457 m

Mont Taygète

Mont Taygète

2 404 m (point culminant du Péloponnèse)

Mont Ida (point culminant de la Crète)

Crète

2 456 m

Pakhnes

Crète

2 453 m

Killini

2 376 m

Erimanthos

2 224 m

Karava

2 184 m

Monts Dikti

Crète

2 148 m

Monts Pangée

1 956 m

Xanthi

Massif du Rhodope

1 827 m

2.1. Au nord-est

Des noyaux de roches cristallines ou métamorphiques, entourés de sédiments primaires, représentent les restes d'un massif ancien effondré et disloqué. Ils sont localisés surtout au N.-E. : partie méridionale du Rhodope, montagne de Chalcidique et de Macédoine, Olympe. Les formes de relief les plus répandues sont dues à des escarpements de faille, à des bassins tectoniques remplis de dépôts tertiaires, à de vastes surfaces d'érosion basculées et disséquées.

2.2. A l'ouest

A l'O., les chaînes montagneuses plissées appartiennent au système dinarique : Épire, Pinde et chaîne du Péloponnèse. Plusieurs phases de plissement se sont succédé du crétacé à la fin du tertiaire. Certaines ont donné naissance à des chevauchements et mêmes à des nappes de charriage. Les ensembles de plis qui forment les montagnes du Pinde et du Péloponnèse central sont charriés sur les massifs d'Épire et d'Acarnanie de même que sur les collines d'Élide. Mais ils sont eux-mêmes chevauchés à l'est par les plis des montagnes du Vermion et de l'Othrys. Les hauts massifs calcaires de l'Olympe, du Parnasse et de Trapezona, en Argolide, jalonnent imparfaitement la limite orientale de ce domaine des grandes montagnes plissées continues des frontières du nord jusqu'à l'extrémité du Péloponnèse, car ils sont eux-mêmes chevauchés par des éléments de nappes plus orientales.

Un relief karstique, marqué par l'étendue des dépressions fermées, s'est développé dans ces montagnes. Du nord-nord-ouest au sud-sud-est s'allongent les montagnes calcaires et les dépressions remplies de sédiments tendres correspondant aux plis les plus récents.

2.3. La mer Égée

Une zone d'effondrement correspond à la mer Égée. Comme dans les îles Ioniennes, les secousses telluriques y sont fréquentes et l'activité volcanique importante (Santorin). Le littoral du continent et des îles est en général très disséqué : les golfes, profonds, correspondent au débouché d'étroites vallées ou à des bassins marécageux. Les caps correspondent à des chaînes ou à des noyaux cristallins isolés. Au quaternaire, une transgression marine a submergé les côtes, ce qui explique la vigueur des formes littorales, à peine remaniés par le travail de l'érosion. Le fond de certaines baies est toutefois en voie de colmatage.

Les principales îles de Grèce

Les principales îles de la Grèce

Île

Ville principale

Superficie

Les îles Ioniennes

Céphalonie

Arghostólion

737 km2

Corfou

Corfou

589 km2

Zákynthos ou Zante

Zákynthos

 

Les îles Sporades du Nord

Skýros

Skýros

208 km2

Eubée

Eubée

Khalkis

3 700 km2

Les îles du Nord de la mer Égée

Lesbos ou Mytilène

Mytilène

1 631 km2

Lemnos

Kástro

476 km2

Thássos

Thássos

378 km2

Samos

Samos

472 km2

Icarie

Samos

267 km2

Samothrace

Samothráki

178 km2

Chio

Chio

 

Les Cyclades

Naxos

Náxos

428 km2

Tínos

Tínos

195 km2

Mýkonos

Mýkonos

85 km2

Tínos

Tínos

195 km2

Páros

Páros

195 km2

Andros

Andros

 

La mobilité tectonique, encore sensible, explique le tracé des côtes, l'émiettement des archipels, le découpage des massifs montagneux et celui des plaines, le faible rôle des surfaces d'érosion et l'émoussé de versants élaborés dans des matériaux ameublis par le broyage séismotectonique. Hors des plaines de colmatage alluvial et des fonds de dépressions karstiques, les topographies planes sont rares.

À la variété lithologique répond celle des modelés, dont les nuances s'organisent suivant l'altitude (cirques glaciaires, ravinements torrentiels au niveau des collines, cônes de piémonts et deltas littoraux bien nourris sur des côtes à marée de faible amplitude) et selon la position par rapport aux flux cycloniques, qui règlent la pluviométrie dans un contexte climatique « méditerranéen » (dissolution plus profonde des calcaires, longs versants à coulées boueuses, vallées plus ramifiées à l'ouest, au vent, piémonts courts à encroûtements calcaires à l'est, sous le vent).

Les conditions morphostructurales et morphoclimatiques ont longtemps fait obstacle à la modernisation de l'aménagement de la Grèce : morcellement par le relief, difficile mise en valeur des ressources en eau, rareté des sources d'énergie fossiles, sécheresse estivale et froid hivernal en altitude réduisant la gamme des espèces cultivables et leur extension.

Les paysages grecs sont d'une nature séduisante, mais difficile. L'ensoleillement et les ressources en eau suffisent, cependant, à y promettre de belles récoltes, les richesses minières y sont moins rares que méconnues, les ressources touristiques y paraissent plus souvent négligées qu'inexploitables.

3. Le climat

L'altitude, l'exposition et la proximité de la mer commandent les diverses combinaisons du climat méditerranéen, qui intéresse l'ensemble du pays. Les étés sont ensoleillés, chauds et secs. L'isotherme de 27 °C, en juillet, traverse le Péloponnèse ; celle de 25 °C passe au nord de la Macédoine. Les hivers sont doux (en janvier, les températures moyennes dépassent 4 °C en Macédoine et atteignent 10 °C au sud) et pluvieux (la saison froide reçoit presque toutes les précipitations, qui peuvent être neigeuses à basse altitude jusqu'à l'isthme de Corinthe). Ils sont à peine séparés par des automnes et des printemps peu marqués. La saison chaude s'achève brutalement à la reprise de la circulation cyclonique, qui entraîne de fortes précipitations et la chute des températures. Le rétablissement du régime anticyclonique ramène souvent la sécheresse dès avril.

Mais ces caractères se dégradent sous diverses influences. Celle de la latitude, en premier lieu : la Thrace et la Macédoine connaissent des vagues de froid sous l'influence de vents venus du nord, comme le vardarac. L'intérieur du continent et même le Péloponnèse sont plus froids l'hiver, et les bassins sont très arides l'été. Tandis que le voisinage de la mer, rendu plus sensible par le découpage du littoral, régularise les amplitudes thermiques, la disposition du relief joue en sens inverse : les montagnes sont plus fraîches et plus humides que les plaines auxquelles elles font écran. Enfin, la côte occidentale reçoit des précipitations plus abondantes : 1 m annuellement, contre 500 mm environ sur le rivage égéen. La rigueur de l'hiver dans les montagnes et dans les plaines du Nord y interdit la culture de l'olivier. Les bassins intérieurs subissent des écarts de température accrus qui signalent une tendance à la continentalité de leur climat.

4. La végétation

Les bassins de l'Est sont couverts d'une végétation naturelle de type steppique. Partout ailleurs, et particulièrement le long des côtes et dans les îles, se développe une végétation typiquement méditerranéenne, avec des espèces xérophiles à feuilles persistantes : forêt de conifères et de chênes verts, maquis et formations d'arbustes épineux (lentisque, caroubier). Le bas des pentes et les plaines sont le domaine de la vigne, de l'olivier, du mûrier et des arbres fruitiers. Les espèces montagnardes ou continentales sont présentes en altitude (châtaignier, chêne caducifolié, hêtre).

Mais l'activité des hommes a modifié les paysages végétaux : la recherche de combustible et de bois d'œuvre, l'extension des pâturages, les défrichements parfois excessifs ont contribué à dénuder les versants, dont les sols fragiles furent livrés à l'érosion. Maquis, garrigues, pelouses appauvries, forêts éclaircies, ravinements irréparables témoignent, aussi bien que le progrès récent des lignes de rivage, de l'usure du capital naturel, souvent exploité sans souci de son entretien.

5. Les différentes régions

5.1. La Grèce du Nord-Ouest

L'Épire, l'Acarnanie et l'Étolie constituent la Grèce du Nord-Ouest. Cet ensemble régional a une individualité marquée aussi bien dans le relief que dans le climat.

Le relief comporte une série de chaînes parallèles de structure comparable au Jura et séparées par des dépressions de roches plus tendres (le flysch des géologues). Le tout s'apparente aux plissements dinariques qu'il prolonge en direction N.-O.-S.-E. et même N.-S. Les chaînes, formées de roches calcaires, dessinent de larges voûtes allongées dont les faîtes sont souvent uniformes d'allure. Elles sont parfois bordées de versants abrupts et entaillées de profonds canyons. La circulation est par suite malaisée et maintient l'isolement de petits cantons de vie archaïque.

Les côtes sont très variées, tantôt rocheuses et escarpées, d'Igouménitsa à Parga par exemple, tantôt basses comme celles qui correspondent à l'ensellement topographique où s'est logé le golfe d'Arta, ou comme celles des constructions alluviales qui s'établissent à l'embouchure des principaux cours d'eau, le Kalamas et l'Aspropotamos.

Sur le littoral, le climat est de type méditerranéen humide : la température moyenne voisine 18 °C et la hauteur moyenne des pluies est de 1 m. Mais les montagnes infligent à l'intérieur un climat continental, avec des écarts de température de 20 °C entre l'hiver et l'été et des moyennes thermiques annuelles de 14 °C. Les hivers sont parfois très rigoureux (– 9 °C à – 12 °C). Les brouillards sont fréquents.

5.2. La Phocide, la Locride et la Béotie

À l'est de l'Étolie, la Phocide, la Locride et la Béotie étirent en direction du sud-est une étroite dorsale longée au sud par le golfe de Corinthe et au nord par le canal d'Atalandi qui les sépare de leur symétrique insulaire, l'Eubée. Le relief procède d'un bâti très simple : des massifs ou des plateaux séparés par des dépressions qui s'élargissent en plaines. Le climat est d'une sécheresse franchement méditerranéenne. Aussi la végétation, indigente et robuste à la fois, laisse fréquemment la roche à nu et les paysages se profilent en lignes nettes et vives dont la lumière affine la beauté.

Ces pays commandent le passage de la Grèce septentrionale à la presqu'île du Péloponnèse. Ils sont la voie d'accès à l'Attique et à l'isthme de Corinthe. Leurs plaines, favorables à la marche des armées, furent dans l'Antiquité le théâtre de nombreuses batailles dont témoignent les noms de Chéronée, d'Élatée, de Leuctres, de Platées et des Thermopyles.

Les éléments du relief ont un dispositif zonal et s'ordonnent de la façon suivante :
- au nord, une ligne de hauteurs, les monts de Locride ;
- au centre, une série de plaines, les plaines de Phocide et de Béotie ;
- au sud, les massifs du Parnasse et de l'Hélicon.

Phocide, Locride et Béotie résument bien le relief morcelé de la Grèce aux plaines cloisonnées de montagnes. La population et les cultures se concentrent dans les plaines : chaque plaine est un monde clos de hauteurs solitaires et pierreuses livrées aux troupeaux transhumants. Ces plaines fournirent jadis le cadre typique des cités grecques jalouses de leur indépendance. Elles s'efforcent aujourd'hui d'étendre les surfaces cultivées car les terres sont fertiles dès qu'il est possible de les irriguer.

5.3. L'Eubée et les Sporades du Nord

L'Eubée prolonge la Grèce centrale et en reproduit la mosaïque de paysages. Elle n'en est séparée que par un étroit chenal marin qui à Chalcis se réduit à 40 m de largeur. Le climat rappelle l'Attique voisine (température moyenne : 18,2 °C, précipitations annuelles : 436 mm.).

Les Sporades du Nord, Skiathos, Skopélos, Pélagos et Vioura, ont la même structure que le nord de l'Eubée. Skyros au contraire s'apparente à l'Eubée centrale. Ces îles sont couvertes d'un maquis assez épais. Seules, Skiathos et Skopélos, proches de l'Eubée et du golfe de Volo, ont une certaine activité maritime. Au large, Lemnos est une île volcanique, fertile et bien cultivée en légumes et en céréales.

5.4. La Grèce du Nord-Est

La Thessalie, la Macédoine et la Thrace constituent les marches continentales de la Grèce et préfacent certains traits de l'Europe orientale. Le morcellement cloisonné de la péninsule fait place à des ensembles plus vastes. Les plaines, d'allure steppique, s'étalent largement entre de vieux massifs tabulaires. Le climat est continental. Les eaux courantes animent les paysages.

La Thessalie dessine dans son ensemble une plaine, échancrée au sud-est par le golfe de Volo et encadrée de montagnes :
- à l'est, l'Ossa (1 978 m) et le Pélion en bordure de la mer Égée ;
- au nord, l'Olympe (2 917 m), le plus haut sommet de la Grèce ;
- à l'ouest, le Pinde, ligne de démarcation avec l'Épire ;
- au sud, l'Othrys (1 726 m), dernier témoin du socle ancien qui constitue le soubassement de toute la Thessalie.

La Macédoine et la Thrace sont de même style tectonique que la Thessalie. Le soubassement de roches anciennes appartient à l'extrémité méridionale du Rhodope et des monts de Pélagonie. Mais le socle a été morcelé et se décompose en une série de blocs soulevés et de bassins d'effondrement, orientés généralement N.-O.-S.-E.

Les bassins sont de larges couloirs généralement suivis par un fleuve : tel le bassin de Serrès et la Struma, le bassin de Kastoria et l'Haliakmon, le bassin de Drama et le Riangitis, la plaine de Thessalonique ou Kampania au débouché de l'Axios (Vardar). Un trait caractéristique de ces bassins est la présence de lacs : lac de Kastoria, lac Végorritis, lac Kerkinitis, lac Volvi, etc. Certains de ces lacs sont des poljés comme le lac Végorritis, mais la plupart sont des lacs de fossés incomplètement comblés par les alluvions des fleuves. Ceux-ci, après s'être attardés dans les plaines où les eaux s'étalent à la saison des pluies, s'évadent souvent des couloirs par des gorges entaillant le socle ancien : telle la Struma à Amphipolis sur le versant occidental du mont Pangée ou l'Haliakmon à son débouché sur la plaine de Thessalonique.

5.5. La montagne et la mer

Si le littoral occupe une place prépondérante dans le paysage et la culture grecs, la montagne (vouno), souvent ignorée, en est un élément tout aussi important. Elle est d'ailleurs rarement éloignée de la mer, comme le mont Olympe (2 917 m), point culminant du pays. Faciles à défendre, les zones montagneuses – qui couvrent 80 % des terres – ont servi de refuge aux populations pendant des siècles. Leur occupation, qui s'appuie sur des modes de vie pastoraux, rapproche la Grèce d'une véritable culture balkanique. Entre la montagne et la mer s'étendent des zones de piémont, des villages verdoyants, rendus prospères grâce à l'agriculture méditerranéenne traditionnelle, ont profité de leur position de carrefour au cœur de ces milieux de transition pour développer les échanges.

Les plaines (kamboi), en revanche, se sont révélées hostiles à l'implantation humaine. Marécageuses sur le littoral, elles ont constitué de redoutables foyers paludéens jusqu'aux années 1950. L'élevage extensif ne permettait d'assurer qu'un niveau de vie très modeste à une population clairsemée. Les grandes propriétés (tchiflikias) utilisant des techniques agricoles archaïques dominaient le paysage rural des plaines les plus étendues (Thessalie, Macédoine).

Pour en savoir plus, voir les articles population de la Grèce et activités économiques de la Grèce.